Dov'è l'Abruzzo?
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- Mis à jour : dimanche 31 août 2025 18:51
- Écrit par Evelyne et René
Immersion pendant une semaine dans une nature intègre et sauvage du parc national du Grand Sasso. L’équipe est prête pour l’aventure savamment planifiée par Chantal. Mollets performants requis. Bonus : Nous avons un traductrice parmi nous qui nous sauvera souvent dans les comptes et les menus. L’anglais ne suffit pas dans la vraie Italie.
Après un périple de 1000 km nous rejoignons la confortable auberge du lac de Campotosto.Le petit déjeuner italien est à base d’acqua calda, de ristretto, café grande et de croissants à la crème (je crois qu’on a pas les codes).
On s’échappe par les crêtes vers "il colle del vento" qui porte bien son nom, pour atteindre dans les nuages "il Monte di Mezzo (2155 m). La carte Kompass est hélas dépassée par la reprise de la végétation des sentiers qui sont peu à peu abandonnés. Il va falloir se battre. Le GPS est le bienvenu.
À Totteo, où nous nous remettons de la bataille forestière, nous sommes accueillis comme des curiosités, un client veut absolument montrer ses clichés pris depuis les sommets.
Ouf ! Après 18 km et 1044 m de dénivelée, une nuit régénératrice nous attend à Locanda del Cervo (le cerf est le roi des lieux, tout du moins ses bois sont accrochés aux murs).
Nous enchaînons "il colle delle Monache" après avoir traversé une belle forêt de hêtres.
Nous observons les déjections du loup.
Le berger (il pastore) et son troupeau sont situés un peu plus haut. Il nous accompagne avec ses cinq gentils chiens, (trois Patous et deux Border collies) il explique que le loup a tué une dizaine de brebis.
Nous apprécions la tranquillité del rifugio del Monte, où paissent une dizaine de vaches blanches, tranquilles. Refuge fermé. Pas d'êtres humains. En direction d'Intermesoli, On opte pour un raccourci indiqué sur la carte. De mal en pis on butte dans des broussailles inextricables. Après un demi-tour hasardeux et boueux on arrive enfin au but.
Après cette journée bien remplie Roberto, tout sourire nous accueille dans son super gîte. Apparemment, c’est le personnage le plus gentil et généreux du village.
Après le petit déjeuner trois étoiles, nous refusons le "lift" proposé par Roberto direction Prati di Tivo... Ainsi nous visitons le coquet village de Pietracamela : des maisons de pierres soignées.... Le télécabine de la station de ski nous raccourci un peu la montée vers le refuge Franchetti. On voit la mer Adriatique.
Visiblement, Luca le gardien a éveillé l’admiration de certaines, à moins que ce soit son chien. Selon certaines, c’est lui qui nous chéri et nous nourrit de délicieux mets avant l'ascension "del Corne Grande". On en oublie (acte manqué) pour certaines ses vêtements.
Objectif du jour : l’ascension du mythique Corno Grande (2912 m). pas si facile ; de nombreuses marques rouges tapissent le ou les cheminements parfois aléatoires. Au basculement vers l’ouest, nous nous apercevons qu’il est très fréquenté. L’ascension peu commode nous récompense de nos efforts par ses à-pic vertigineux.
Descente vers une autre ambiance au refuge Duca degli Abruzzi qui surplombe Il campo del Imperatore et son Observatoire. Pas d'eau potable, mais on a bien géré. Le confort n’est n’est pas le même que chez Roberto. Une des gardiennes nous impressionne par sa gouaillerie.
Jour 5. Chantal a prévu le Monte Aquila (2490 m) et plus si les troupes sont encore vaillantes. Descente dans la large vallée del Campo del Imperatore qui a un air de Mongolie . C’est en ce lieu que fut délivré en 1943 Mussolini par les allemands. Après l'ascension du sommet, on change de stratégie. Il faut sauver le soldat Pantaloni oublié au refuge Franchetti. L’équipe très soudée et positive franchit à nouveau le « redoutable » Paso del canone. Nous faisons le plein d'eau stratégique pour notre deuxième nuit "al Duca degli Abruzzi"...
Jour 6 : la longue Cresta d’il Melacoste, magnifique, aérienne et escarpée. Les chamois ne sont pas très craintifs, nous franchissons le Monte di Portella" (2260 m), et enfin "il Pizzo del Cefalone" (2533m), Grâce à un sentier non prévu, nous retrouvons une très belle combe sauvage. L’une d'entre nous, telle une Rupicapra, galope dans un joli pierrier... Nous saluons au passage un autre berger dans cette étrange vallée semi abandonnée. À nouveau un sentier à moitié buissonnant, des prunes maraudées et une belle montée harassante nous ramène à la civilisation...
Nous ne pouvions partir sans visiter L’Aquila, célèbre pour le tremblement de terre de 2009. Son patrimoine est restauré à coup de milliard d’Euros pour un résultat bluffant. Elle est promue capitale culturelle de l'Italie en 2026 : sublime !
Et pour finir la célèbre Fontana delle 99 cannelle entièrement restaurée.